l'odeur de l'homme qui sue, celle du parfum enchanteur, l'odeur du curry, l'odeur des cheveux sales.
Odeurs qui font remonter nos entrailles, celles qui font naître le désir dans le bas-ventre...
Et puis, par-dessus tout, cette odeur pénétrante et légère à la fois, cette odeur qui vient réveiller quelque chose dans nos gorges et nos âmes, l'odeur de beuh. On la saisit au vol, dans la rue, dans une foule, on la possède tout entière dans des chambres enfumées au coeur de Paris, on en retrouve l'essence dans nos pulls en laine le lundi matin, encore tout endorloris du week-end.
Il y a aussi la mystérieuse odeur du café. Forte, enivrante comme l'odeur d'un vin rouge avec ses relents de virilité et la rondeur de ses formes. Elle nous fait oublier, l'instant de la prendre dans nos narines, l'insipidité de nos journées, elle se balance et fouette nos sens ensomeillés.


