Santon ?

Santon ?
Odeurs instables, odeurs filantes,
l'odeur de l'homme qui sue, celle du parfum enchanteur, l'odeur du curry, l'odeur des cheveux sales.
Odeurs qui font remonter nos entrailles, celles qui font naître le désir dans le bas-ventre...

Et puis, par-dessus tout, cette odeur nétrante et légère à la fois, cette odeur qui vient veiller quelque chose dans nos gorges et nos âmes, l'odeur de beuh. On la saisit au vol, dans la rue, dans une foule, on la possède tout entière dans des chambres enfues au coeur de Paris, on en retrouve l'essence dans nos pulls en laine le lundi matin, encore tout endorloris du week-end.

Il y a aussi la mystérieuse odeur du café. Forte, enivrante comme l'odeur d'un vin rouge avec ses relents de virilité et la rondeur de ses formes. Elle nous fait oublier, l'instant de la prendre dans nos narines, l'insipidité de nos journées, elle se balance et fouette nos sens ensomeillés.

Les odeurs, en bref, et votre image par la rotation de centre H, ont conservé, peut-être, la stricte orthogonalité de votre nez.

# Posté le samedi 24 mars 2007 11:48

Seuls ?

A cet instant précis, il y en a qui dansent,
d’autres qui boivent une pression à la terrasse ensoleillée d’un café,
d’autres qui fument à se noyer dans une mer d’herbe, seuls chez eux,
d’autres qui tiennent entre leurs doigts épais les barreaux de leur prison,
d’autres qui rient aux éclats avec des fleurs dans les cheveux,
d’autres qui respirent le parfum d’une peau tiède et lisse,
d’autres qui se laissent bercer par les mélodies d’un pianiste fièvreux,
d’autres encore qui marchent seuls, le regard plein de larmes, dans une rue déserte de campagne,
d’autres enfin qui dorment profondément, suants dans leurs draps froissés, les poings serrés dans leurs oreillers.
Et moi, j’écris dans la demi-lumière de cette fin d’après-midi
: ma mère, inspirée, cuisine un poulet rôti.
Seuls ?

# Posté le mercredi 14 mars 2007 14:37

Modifié le vendredi 16 mars 2007 19:40

Carcasses

Carcasses
La crasse s’entasse et les tasses nous embarrassent. On se prélasse.

HAMBURGERS et NICHONS.

A la guerre comme à la guerre, deux petits points qui disparaissent dans le champ bleu. Les foins, l’herbe sèche, le soleil écrasant sur leurs visages.
On s’ennuie à Paris.

Et leurs corps suants dans l’air trop épais. « Rien de plus innocent qu’une brindille ». Il n’y a. et on ferme le magasin.

# Posté le jeudi 01 mars 2007 19:49

Modifié le mardi 26 juin 2007 16:40

Interrogations

Interrogations
Je ne sais pas si je suis le bon chemin, je ne sais encore moins si j'ai fait les bons choix. Comme impression d'avoir commis une erreur. Désolée.

Ola ! Pas d'inquiètudes, c'est banal.


Les déprimes courantes, les prises de consciences subites, les moments désagréables les 'je sais pas, je sais plus rien, j'en sais rien, peut-être'. Les instants où l'on pourrait être heureux, au vu des circonstances, des derniers évènements, mais où on est malheureux, on doit se sentir obligé. Et réciproquement.
Les tout ça, les pff, j'en ai marre.

# Posté le mercredi 18 octobre 2006 14:04

Il est dit que ...

Il est dit que ...
...tout ceci n'est pas grand-chose.

Je suis chiante comme fille.

# Posté le lundi 16 octobre 2006 14:38

Modifié le mardi 17 octobre 2006 14:48